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Les grandes lignes de la réforme de la chasse

Les grandes lignes de la réforme de la chasse

(©FNC)

Dans notre article du 13 juin 2018, nous vous présentions les pours et les contres de la mesure phare de la réforme de la chasse, le permis national à 200 € au lieu de 400 €. Après avoir donné son accord, sur ce point, lors d’une réunion avec la FNC le 13 février dernier, Emmanuel Macron a reçu, à nouveau, la Fédération le 27 août pour entériner la mesure et parler des autres composantes de la réforme. Découvrons-en ensemble les autres grandes lignes.

« La gestion adaptative des espèces »

Depuis très longtemps la liste des espèces chassables est figée. Mais en l’absence d’études scientifiques régulières, les données utilisées pour dresser cette liste ne correspondent plus forcément à la réalité du terrain. Pour illustrer ce propos, le cormoran qui fait partie des oiseaux non-chassables a proliféré ces dernières années dans certaines régions. Sa population grandissante n’est pas sans générer des problèmes au sein des territoires où ils vivent.

La gestion adaptative vise justement, grâce à des études plus fréquentes, à faire évoluer de manière objective, et dans les deux sens, la liste des espèces chassables. En d’autres termes, le but est d’y ajouter ou d’y exclure des espèces en s’appuyant sur des données régulièrement mises à jour. Parmi les six premières espèces concernées d’ici à la fin de l’année, on peut citer les oies cendrées, les grands tétras, les tourterelles des bois ou encore les courlis cendrés.

Une nouvelle police de la chasse avec des missions étendues

Toujours débattue, cette mesure pourrait aboutir sur l’intégration de l’ONCFS (Office Nationale de la Chasse et de Faune Sauvage) dans l’Agence Française pour la biodiversité (AFB) qui regroupe principalement des scientifiques. Par ailleurs, cette nouvelle police de chasse verrait ses compétences élargies. Sa mission regrouperait la protection de biodiversité, de l’eau, le contrôle de l’utilisation de pesticides et bien sûr la surveillance de la chasse et de la pêche.

Création d’un fond pour protéger la biodiversité

Parmi les autres mesures, la mise en place d’un fond géré par les chasseurs est une des idées les plus originales de la réforme. Ce fond serait doté de 16 millions d’euros destinés à financer des actions pour favoriser et protéger la biodiversité. Ces actions pourraient prendre la forme de budgets consacrés, par exemple, à l’entretien de zones humides ou à la plantation de haies.

Une « formation continue » pour tous les chasseurs

Même si cette mesure va sans doute faire grincer des dents, elle vise à mettre à jour les connaissances et les pratiques des détenteurs d’un permis de chasse. Tous les 10 ans, les chasseurs devraient suivre une formation de remise à niveau. Nous n’avons à ce jour que très peu d’informations sur les modalités de cette mesure.

Ouverture nationale de la chasse au sanglier jusqu’au 31 mars 2019

Cette prolongation de la chasse au sanglier serait décidée par les préfets et les présidents de fédérations en fonction des dégâts enregistrés dans les départements et les régions.

(Sources : Lejsl.com | Varmatin.com | Ladepeche.fr )